Repérage ICOPE : ce que le cadre prévoit pour les professionnels
Le décret n° 2026-191 du 18 mars 2026 confie la mise en œuvre du programme aux agences régionales de santé, en lien avec les collectivités territoriales et les services publics départementaux de l’autonomie. Le repérage peut être proposé par un professionnel de santé ou réalisé en auto-évaluation, avec les outils référencés dans Mon espace santé ; une formation en ligne gratuite existe sur icope.fr. Ce que le cadre ne prévoit pas, en revanche, c’est ce qu’il advient du domicile une fois l’alerte posée.
Le volet logement, documenté et remis à la famille
Senior Step outille les structures d’aide à domicile : un tour du logement photographié pendant la visite, un rapport pièce par pièce remis à la famille, et les adaptations classées par priorité avec leur ordre de prix.
Voir l’offre pour les structuresAucune donnée de dépistage n’entre chez nous. Nous évaluons le logement, à la demande de la personne ou de la structure qui l’accompagne.
Que dit le cadre réglementaire, en pratique ?
Le décret n° 2026-191 du 18 mars 2026, en vigueur depuis le 20 mars 2026, institue le programme et renvoie son cahier des charges du programme à un arrêté du 18 mars 2026, comme le prévoit l’article R. 1411-59 du code de la santé publique. L’étape 1 porte sur six capacités : locomotion, état nutritionnel, santé mentale, cognition, audition, vision. En l’absence d’alerte, le renouvellement est recommandé dans un délai de six mois ; en cas d’alerte, la personne est invitée à contacter un professionnel de santé de proximité pour une évaluation.
L’article R. 1411-60 du code de la santé publique pose le partage des rôles : « Le programme est mis en œuvre par les agences régionales de santé, en lien avec les collectivités territoriales compétentes », en s’appuyant notamment sur les services publics départementaux de l’autonomie. C’est donc au niveau régional que se décident l’organisation concrète, les outils retenus et les modalités de participation des professionnels. Nous ne publions pas de barème de valorisation : nous n’en avons pas de national vérifié à citer.
Où s’arrête le repérage, et où commence le domicile ?
Le repérage porte sur six capacités de la personne. Il ne regarde pas le domicile : ni l’escalier, ni la baignoire, ni l’éclairage, ni les sols. C’est la limite du programme, elle est assumée, et elle laisse une question ouverte que le professionnel entend souvent le jour même : « et chez elle, ça va aller ? »
Cinq des six capacités dépistées ont une traduction directe dans le logement — et elles ne demandent aucun acte de soin pour être traitées.
- Locomotion. C’est celle qui touche le plus directement le domicile : un escalier, un seuil de douche ou un sol glissant ne changent pas, mais la marge pour les franchir, si.
- État nutritionnel. Une cuisine dont les rangements hauts sont devenus inatteignables pèse sur ce que l’on se prépare vraiment.
- Cognition. Un éclairage automatique sur le trajet de nuit vers les toilettes compense une hésitation, il ne traite pas ce qui la cause.
- Audition. Une alarme incendie ou un interphone qui ne s’entendent plus se doublent d’un signal visuel.
- Vision. Les contrastes et les niveaux d’éclairage sont les deux points du logement qui comptent le plus ici, et les moins chers à corriger.
Ce qu’une structure peut mettre en face
Un intervenant qui passe déjà au domicile photographie le logement selon un parcours guidé — 10 pièces, 53 prises de vue, la même grille d’un logement à l’autre. Le rapport se construit à partir de ces photos : un état pièce par pièce, les adaptations à engager classées par priorité, un ordre de grandeur de prix pour chacune et les aides mobilisables en face. Il est remis à la famille à la fin de la visite, pas trois semaines plus tard.
Le référentiel qui produit ce rapport est le même que celui du site — 29 familles d’adaptation, version 2.0. Un site qui dirait une chose et un rapport une autre ne serait fiable ni pour l’un ni pour l’autre. La méthode, et ce qui y reste une hypothèse assumée, sont détaillées sur la page méthode .
Ce que nous ne faisons pas
Nous n’évaluons pas la personne. Notre indice porte sur le logement, pas sur celui qui l’occupe : il note un domicile, pièce par pièce, sur une grille de critères matériels. Nous ne recevons aucun résultat de dépistage, nous n’interprétons aucune donnée de santé, et nous ne remplaçons pas l’évaluation d’un ergothérapeute à domicile.
Nous ne vendons rien non plus et ne revendons aucun contact. Les fournisseurs référencés le sont à des conditions publiques, décrites sur la page de référencement .
Travailler avec nous
L’offre destinée aux services d’aide et d’accompagnement à domicile détaille le déroulé d’une visite, le rapport remis et le modèle économique.
Voir l’offre pour les structuresUne démonstration se demande par la page contact — sans engagement.
Les questions des professionnels
Qui peut proposer le repérage ICOPE ?
Le repérage se fait en auto-évaluation ou avec l’aide d’un tiers, et il peut être proposé par un professionnel de santé. Les modalités concrètes relèvent de l’agence régionale de santé : le programme est mis en œuvre par les ARS, en lien avec les collectivités territoriales compétentes.
Où se former au repérage ?
Une formation en ligne gratuite est proposée sur icope.fr, destinée aux professionnels. Les outils de repérage référencés dans Mon espace santé sont ICOPE Monitor, ICOPE & Moi, DigiCOPE.
Le repérage ICOPE est-il rémunéré ?
Les modalités varient selon les territoires et relèvent de l’ARS et de l’Assurance maladie. Nous ne publions pas de montant : nous n’avons pas de barème national vérifié à citer, et un chiffre approximatif ne rendrait service à personne.
Senior Step intervient-il dans le parcours ICOPE ?
Non, à aucun stade. Nous n’avons aucun rôle dans le dépistage, aucune convention avec le programme, et nous ne recevons aucun résultat de test. Nous intervenons sur le logement, en aval, et à la demande de la personne ou de la structure qui l’accompagne.
Nos sources
- Légifrance — Décret n° 2026-191 du 18 mars 2026 relatif au programme de dépistage précoce et de prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées
- ameli.fr — ICOPE, un programme pour repérer la perte de l’autonomie chez le patient dès 60 ans
- icope.fr — Formation en ligne au repérage ICOPE, destinée aux professionnels
- Mon espace santé — Les outils numériques ICOPE référencés dans Mon espace santé
Références vérifiées le . Les textes d’application peuvent évoluer : en cas de doute, le site de référence fait foi, pas celui-ci.